briser

briser [ brize ] v. tr. <conjug. : 1>
• 1080; lat. pop. °brisiare, o. i., p.-ê. mot gaul.
1Littér. ou région. (Québec) Casser, mettre en pièces. démolir, fracasser, rompre. Briser une vitre, la vaisselle. Qui ne peut être brisé. incassable, infrangible. Loc. fig. Briser la glace. Vulg. Il commence à me les briser menu. casser. Briser des chaussures neuves, les assouplir en les portant.
2Fig. Réduire à néant, supprimer. Briser l'ennemi. Briser l'opposition, la résistance, une révolte. écraser, étouffer, 1. mater. « l'intention du gouvernement de briser l'élan de la protestation ouvrière » (Martin du Gard). Briser une grève, la faire échouer ( briseur) . Briser un monopole. Briser l'élan, les efforts de qqn. Briser le moral, l'orgueil, la volonté de qqn. Briser qqn. abattre, anéantir. Loc. Briser les chaînes, les fers, les liens de qqn, l'affranchir d'une domination. « L'art, c'est la pensée humaine Qui va brisant toute chaîne » (Hugo).
Briser qqn, le fatiguer à l'extrême. éreinter, harasser. Ce voyage m'a brisé. « Le perpétuel état de défense où il devait vivre, le brisait » (Zola). Être brisé de fatigue, de chagrin, accablé. Fig. Briser le cœur de qqn, l'affliger profondément. ⇒ fendre. P. p. adj. Voix brisée par l'émotion.
Blas. Modifier par une brisure.
Interrompre (le cours de qqch., une relation). rompre. Briser le silence, le mur du silence. « pressé de briser ce charme ou bien de s'y soumettre » (Loti). Briser la carrière, l'avenir de qqn. Briser la monotonie, le rythme de qqch. Briser une alliance, une amitié. Briser un ménage. Briser un entretien, une correspondance. « Je brisai cette conversation ridicule » (Nerval). Absolt, vx ou par plais. Brisons là : cessons cette conversation.
3Intrans. Se dit de la mer qui déferle ou qui écume quand le vent attaque la crête de la vague.
Vén. Marquer le chemin avec des brisées.
4Pronom. Se casser. La porcelaine se brise facilement.
Déferler, en parlant de la mer.
Fig. Échouer. L'assaut vint se briser sur les lignes ennemies. « des espoirs qui se brisent » (R. Rolland).
⊗ CONTR. Consolider, réparer. ⊗ HOM. Brisées.

briser verbe transitif (bas latin brisare, fouler le raisin) Mettre quelque chose en pièces ; casser : Briser un vase. Assouplir le cuir d'une chaussure en en pliant la semelle, en appuyant sur sa partie postérieure, etc. Fatiguer quelqu'un au plus haut point : Cette marche m'a brisé. Abattre, vaincre quelqu'un, interrompre le déroulement d'une action, d'une évolution, faire cesser un état : Briser la volonté de quelqu'un. Briser une grève. Rompre les liens qui existaient, faire cesser l'unité, l'accord dans un groupe, une alliance : Briser une famille. Briser un contrat.briser (expressions) verbe transitif (bas latin brisare, fouler le raisin) Briser le cœur à quelqu'un, lui causer une peine intense. Brisons là, mettons fin à cette discussion. Populaire. Les briser à quelqu'un, l'importuner, l'ennuyer beaucoup. ● briser (homonymes) verbe transitif (bas latin brisare, fouler le raisin) brisées nom féminin plurielbriser (synonymes) verbe transitif (bas latin brisare, fouler le raisin) Mettre quelque chose en pièces ; casser
Synonymes :
Contraires :
- réparer
Fatiguer quelqu'un au plus haut point
Synonymes :
- épuiser
- éreinter
- exténuer
Abattre, vaincre quelqu'un, interrompre le déroulement d'une action, d'une évolution...
Synonymes :
- anéantir
- décourager
- démoraliser
- déprimer
- détruire
Contraires :
- délasser
- réconforter
briser verbe transitif indirect Briser avec quelqu'un, rompre brusquement ses relations avec lui. ● briser verbe intransitif En parlant de la mer, écumer, sous l'action du vent ou sur un obstacle. Poser des brisées sur la voie d'un animal. ● briser (expressions) verbe transitif indirect Briser avec quelqu'un, rompre brusquement ses relations avec lui. ● briser (homonymes) verbe transitif indirectbriser (synonymes) verbe transitif indirect Briser avec quelqu'un
Synonymes :
- arrêter
Contraires :
briser (homonymes) verbe intransitif brisées nom féminin pluriel

briser
v.
rI./r v. tr.
d1./d Rompre, casser. Briser une glace.
Fig. Voix brisée par le chagrin.
|| Fig. Détruire, anéantir. Briser des espérances. Briser la carrière de qqn.
Briser le joug, ses liens: s'affranchir.
Briser le coeur: peiner, affliger.
d2./d Fatiguer, abattre. Toutes ces émotions m'ont brisé.
d3./d Litt., vieilli Interrompre soudainement. Briser une conversation.
|| (S. comp.) Brisons là: ne poursuivons pas la discussion.
d4./d (Québec) Abîmer, endommager. Briser son auto.
rII./r v. intr. Mer qui brise, qui déferle.
rIII/r v. Pron. Se casser. Le miroir est tombé et s'est brisé.
Fig. Ses efforts se brisent sur l'obstacle.
|| La mer se brise sur les écueils, déferle, écume.

⇒BRISER, verbe.
I.— Emploi trans.
A.— [Le compl. désigne un obj. concr.] Casser en deux ou plusieurs morceaux par un choc ou un coup violent. Briser une vitre, briser qqc. en mille pièces :
1. Je ne puis plus traverser Paris. Les ouvriers sont lâchés, brisent les réverbères, enfoncent les boutiques, tuent, et sont fusillés et poursuivis par la Garde.
VIGNY, Le Journal d'un poète, 1830, p. 910.
SYNT. Briser le cachet d'une lettre; briser le crâne, les os de qqn; briser les idoles, des portes, un verre.
Spéc., TECHNOL. Briser la laine, le chanvre, etc. En séparer les fibres pour les démêler.
Briser des chaussures. Les assouplir.
Loc. fig. Briser la glace. Supprimer la gêne ou la contrainte dans des relations humaines :
2. Et ce n'est pas de rencontrer davantage d'humains qui m'apprendrait à briser la glace, (...); je n'arrive pas à percer ce cercle infernal de la solitude.
MONTHERLANT, Les Lépreuses, 1939, p. 1390.
B.— Au fig.
1. Rompre l'unité d'un système (politique, social, intellectuel); abolir certains liens sociaux ou individuels, certains rapports existant entre les choses.
a) Domaine pol. et soc. Briser une alliance, un contrat, un pacte; briser l'esclavage, la famille, le mariage, la société :
3. Il faut maintenant signaler un autre élément de population qui était au-dessous des clients eux-mêmes, et qui, infime à l'origine, acquit insensiblement assez de force pour briser l'ancienne organisation sociale.
FUSTEL DE COULANGES, La Cité antique, 1864, p. 297.
Briser ses chaînes, ses fers, son joug. S'affranchir d'une domination tyrannique :
4. Voyez combien de temps il fallut au long parlement pour s'affranchir de cette vénération, (...). Croyez-vous que les corporations qui existent sous un usurpateur éprouveraient, à briser son joug, ce même obstacle-moral, ce même scrupule de conscience?
CONSTANT, De l'Esprit de conquête, 1813, p. 256.
b) Domaine des relations individuelles. Briser une amitié, un attachement. La fortune, les caprices, les maladies, la mort brisent les chaînes les plus sacrées (BERNARDIN DE SAINT-PIERRE, Harmonies de la nature, 1814, p. 332) :
5. ... il [Goethe] repousse, il écarte de soi tout ce qui peut affaiblir la volonté de vivre et de comprendre. Il ne recule devant aucune contradiction apparente, si la contradiction l'enrichit. Il brise vivement tous les liens, même les plus tendres; il veut ignorer tous les maux, même les plus proches, si ces liens, si ces maux lui font craindre de donner plus de vie qu'il n'en recevra de ces impressions.
VALÉRY, Variété 4, 1938, p. 117.
[Le compl. désigne une communication écrite ou orale] Briser un entretien, une correspondance. Les interrompre brusquement. Je brisai cette conversation ridicule (NERVAL, La Pandora, 1855, p. 745).
Absol. Je suis trop agité de ces souvenirs pour continuer, brisons là (HUGO, Lettres à la fiancée, 1821, p. 44).
c) [En parlant d'une situation, d'un état existant soit dans la réalité, soit dans une construction intellectuelle, une composition artistique, etc.] Briser la monotonie du temps, le silence; briser un alexandrin, le rythme, l'unité d'un tableau, d'un système. Briser l'ordonnance acceptée des sujets (HUYSMANS, L'Art mod., 1883, p. 137) :
6. Les romantiques ont contribué à notre formation. Vous ne souffrez pas de rompre ainsi des liens organiques? Il s'agit de sauver, plutôt que de détruire, et d'édifier avec des fragments de beauté et de vérité, plutôt que de les disperser. Je recherche les concordances, plutôt que les oppositions. Je n'aime pas briser la continuité, la collaboration humaine à travers le temps. Pourquoi renier, détruire ces heures de notre jeunesse et rejeter ces pierres de notre construction.
BARRÈS, Mes cahiers, t. 14, 1922-23, p. 142.
2. Anéantir brutalement une force matérielle ou morale, collective ou individuelle.
a) [L'action est rel. à une force coll.] Briser l'ennemi, les forces ennemies; briser une grève, l'opposition, la résistance. L'Assemblée reçut de lui [La Fayette] sommation de briser le mouvement démocratique (G. LEFEBVRE, La Révolution fr., 1963, p. 255).
b) [L'action est rel. à une force individuelle considérée comme bonne ou mauvaise]
[Le compl. désigne soit une pers., soit une force morale de la pers.] Briser les efforts, les élans, les espoirs de qqn; briser le moral, l'orgueil, la volonté de qqn; briser les ressorts de l'âme; briser qqn. L'obéissance [selon Janet] : mille résistances à briser, mille tendances à discipliner, l'instinct à dompter (MOUNIER, Traité du caractère, 1946, p. 507).
Rem. Les expr. briser qqn, briser la volonté, l'orgueil ou d'autres telles que briser le moi, la nature se retrouvent dans le domaine spécifique de la morale chrét. avec le sens de « détruire l'amour-propre qui s'oppose à la volonté divine ». La vie conventuelle le brisera et fera de lui un saint ou elle le confirmera dans sa cruauté naturelle (GREEN, Journal, 1948, p. 224).
Briser le cœur. Accabler de douleur, affliger profondément. Un chagrin capable de briser à jamais un pauvre cœur d'enfant (MAUPASSANT, Contes et nouvelles, t. 2, Garçon un bock! 1844, p. 900).
[Le compl. est un mot abstr. désignant les manifestations de ce dynamisme hum. tel qu'il se développe dans le temps] Briser l'avenir, la carrière de qqn :
7. En ce moment, Fœdora marchait, sans le savoir, sur toutes mes espérances, brisait ma vie et détruisait mon avenir avec la froide insouciance et l'innocente cruauté d'un enfant qui, par curiosité, déchire les ailes d'un papillon.
BALZAC, La Peau de chagrin, 1831, p. 127.
[L'action s'exerce dans le domaine physique; le compl. désigne une partie du corps ou la pers. tout entière] Harasser, fatiguer à l'extrême. Ce sommeil qui brise le corps au lieu de le reposer (A. DUMAS Fils, La Dame aux camélias, 1848, p. 224); une marche inégale qui brisait les jambes (DORGELÈS, Les Croix de bois, 1919, p. 173).
II.— Emploi pronom.
A.— Domaine concr.
1. [Le suj. est un subst. désignant un corps solide] Se casser, se réduire en pièces. Le navire se brisa contre les rochers; le verre, la faïence, la porcelaine se brisent facilement (Ac. 1835-78) :
8. Si on jetait une pierre, elle semblait quelque temps suspendue, puis se heurtait aux parois, déboulait en ricochant, se brisait en éclats, ...
FLAUBERT, Par les champs et par les grèves, 1848, p. 250.
2. [Le suj. désigne un corps liquide tel que la mer, les vagues] Se réduire en écume, déferler. L'arrivée sur la côte, de rouleaux réguliers qui déferlent et se brisent sur le rivage (V. ROMANOVSKY, La Mer, source d'én., 1950, p. 13).
3. P. anal., emplois techn.
a) OPT. [Le suj. désigne un faisceau lumineux] Se réfracter, changer de direction en passant d'un milieu dans un autre. La propriété de la lumière de se transmettre en ligne droite, de se réfléchir ou de se briser au passage d'un milieu dans un autre (COURNOT, Essai sur les fondements de nos connaissances, 1851, p. 2).
b) TECHNOL. Un bois de lit, une table, un fauteuil qui se brisent (Ac. 1835-1932). Qui se replient sur eux-mêmes pour pouvoir se raccourcir, s'allonger.
B.— Au fig.
1. [L'idée dominante est celle de la dislocation d'un ensemble, de la rupture de certains liens, de certains rapports] C'est le dernier déchirement : le suprême lien qui le rattachait au monde vivant se brise (R. MARTIN DU GARD, Devenir, 1909, p. 201) :
9. Le pinceau de l'ombre joue sur lui, l'efface, le rend équivoque ou menteur. Une ondulation imprécise enveloppe, comme une brume, la structure intérieure qui se dissimule et fléchit. Des parallélismes trop étroits, ou bien des mouvements trop excentriques raidissent ou désorbitent l'ensemble monumental. L'unité divague, ou se brise. Trop chargées, les branches cassent. Les rapports flottent et commencent à se nouer au hasard.
É. FAURE, L'Esprit des formes, 1927, p. 30.
2. [L'idée dominante est celle de la destruction d'une force matérielle ou morale] Se briser sur, contre. Le cœur se brise :
10. Et comme la force capitaliste sera dispersée par la nécessité même de surveiller le mouvement le plus étendu et le plus divers, comme notamment l'armée de répression sera disséminée, noyée dans le vaste flot, le prolétariat aura dissous l'obstacle où jusqu'ici il se brisait, et maître enfin du système social, il installera le travail souverain.
JAURÈS, Ét. socialistes, 1901, p. 103.
3. [L'idée dominante est celle d'une interruption brusque; le suj. désigne un son ou un bruit] Un dernier « crescendo » comme un soupir d'extase, qui se brise brusquement sur l'avant-dernier accord, pour s'évanouir (R. ROLLAND, Beethoven, t. 1, 1928, p. 118) :
11. ...
Et ma voix chaque fois, dans mon sein repoussée, Se brisait en tronquant l'antienne commencée...
LAMARTINE, Jocelyn, 9e époque, 1836, p. 769.
III.— Emploi intrans.
A.— Emploi subjectif. [Le suj. est un mot concr. désignant la mer, les flots, etc.; cf. II A 2] Ce sont les vagues qui brisent sur la grève (M. DE GUÉRIN, Correspondance, 1834, p. 177).
Rem. Except. le suj. peut désigner un corps solide. Le navire alla briser contre un écueil (Ac. 1835-78).
B.— Emplois abs. [P. ell. du compl. d'obj.]
1. Emplois techn.
a) HÉRALD. Modifier par une brisure (cf. brisure B 1) l'écu d'une famille pour distinguer la branche cadette de la branche aînée ou la branche bâtarde de la branche légitime. Briser d'un lambel, d'une bordure de gueules (Ac. 1835-1932).
b) VÉN. Marquer la voie d'un animal avec des branches brisées. Briser bas (lorsque les branches sont arrachées et jetées sur le sol), briser haut (lorsque les branches restent pendues à l'écorce).
Rem. Attesté dans la plupart des dictionnaires.
2. Au fig. [Le suj. désigne une pers.] Briser avec qqn. Cesser ses relations avec lui. Synon. rompre avec qqn.
P. ext. [Le compl. introd. par avec est un mot abstr.] Briser avec des habitudes, des préjugés. Je brisais avec les illusions de ce monde (LAS CASES, Le Mémorial de Sainte-Hélène, t. 2, 1823, p. 75).
Rem. Sur le rad. de briser et avec la forme brise ont été formés plusieurs composés que relèvent les dict. (cf. aussi brise-bise, brise-cou, brise-jet, brise-glace(s), brise-lames) : a) [En parlant d'une pers.] Brise-scellé, subst. masc. ,,Celui qui brise les scellés apposés par l'autorité légale`` (Lar. 19e). Attesté aussi dans LITTRÉ (peu usité) et Nouv. Lar. ill. et Ac. 1798-1878; brise-cœur(s), subst. masc. Séducteur, séductrice qui fait souffrir. Attesté dans ROB. Suppl. 1970 qui cite un ex. de G. Chevalier (Clochemerle, p. 152) où le mot est empl. adj. : étant devenu un peu brise-visière et brise-cœur, par l'effet de son stage à la caserne. V. aussi casse-cœur; brise-ménage, subst. masc., rare. Personne qui aime à détruire un ménage. Attesté dans ROB. Suppl. 1970 : Le chef n'est pas un brise-ménage (A. SARRAZIN, La Cavale, 1965, p. 274). b) [En parlant d'appareils ou d'instruments] Brise-mariage, subst. masc., text. ,,Instrument utilisé dans les filatures, sur les métiers à tisser, pour empêcher les mariages ou fils doubles`` (Lar. encyclop.); brise-mottes, subst. masc., agric. Rouleau qu'utilisent les paysans pour écraser les mottes de terre soulevées par le soc de la charrue. Attesté dans la plupart des dict. gén. du XIXe et du XXe s.; brise-pierre, subst. masc., chir. Instrument pour briser la pierre dans la vessie. Synon. lithotriteur. Attesté dans BESCH. 1845, Lar. 19e-20e, LITTRÉ, QUILLET 1965; brise-soleil, subst. masc., archit. Dispositif formé soit d'un cadre muni de lamelles métalliques, soit d'éléments en béton avançant sur la façade d'un bâtiment pour protéger des rayons du soleil les baies vitrées. Attesté dans Lar. encyclop., ROB. Suppl. 1970 et GILB. 1971; brise-vent, subst. masc., agric. ,,Clôture, abri, plantation destinée à garantir des arbres et des plantes de l'action du vent`` (Ac. 1835-1932) Brise-vent en fibres synthétiques tissées coloris vert (...) pour protéger les récoltes du vent, ombrer les balcons, loggias, patios (Catal. Manufrance, [1974], p. 824).
PRONONC. :[], (je) brise []. Enq. :// (il) brise.
ÉTYMOL. ET HIST. — 1. Ca 1100 « mettre en pièces par un choc, un coup violent » (Roland, éd. Bédier, 1200); fig. a) 1214 briser la paix (Paix de Metz, Arch. mun. Metz dans GDF.); ca 1274 briser un vœu (Berte aus grans piés, éd. A. Henry, 1375); XIVe s. briser son arrest (FROISS., I, I, 154 dans LITTRÉ); b) XIVe s. briser les courages (BERSUIRE, f° 36 r°, ibid.); d'où 1541 brisé de terreur (CALV., Instit., 461, ibid.); c) XIVe s. « faire cesser, mettre un terme à » (FROISS., Chron., IV, 215, Luce, ms. Rome dans GDF.); d) 1718 « fatiguer, harasser » (Ac.); e) 1808 technol. briser de la laine (BOISTE); 2. XIIIe s. vén. « marquer avec des branches coupées le passage des animaux » (LAMBERT LE TORT, A. DE BERNAY, Alexandre, leçon isolée du ms. H, éd. H. Michelant, p. 128, 20; cf. éd. Elliott Monographs, t. 2, II, 1013); 3. a) ca 1243 mar. « échouer » (Ph. MOUSKET, Chroniques, 22535 dans T.-L.); b) 1678 id. « (de la mer) déferler sur la côte » (GUILLET, Les Arts de l'homme d'épée, 3e part., p. 70); 4. 1470 « interrompre brusquement » (WAVRIN, Anch. Cron. d'Englet., II, 230 dans GDF. Compl.); 1643 abs. brisons là (CORN., Othon, IV, 4 dans LITTRÉ).
De brisiare, forme postulée par l'a. fr. brisier et les formes ital. (Brüch dans Z. rom. Philol., t. 68, 1952, p. 289), prob. formé à partir du b. lat. brisare « fouler le raisin » (synon. de exprimere dans les Scholies de Perse, 1, 76 dans TLL s.v., 2194, 75; à rattacher au lat. brisa « raisin foulé, marc de raisin », très rare, COLUMELLE, 12, 39, ibid., 2194, 2), peut-être p. anal. avec la finale de verbes comme quassiare « mettre en pièces, briser » (forme dér. du class. quassare « secouer » et postulée par l'a. fr. caissier, XIIe s. dans T.-L.). Brisare est d'orig. obsc. Un rapprochement avec l'irl. brissim « je brise » (ERN.-MEILLET, s.v. briso; FEW t. 1, p. 535a; DOTTIN, p. 237; v. aussi THURNEYSEN, pp. 93-94) fait difficulté du point de vue phonét., le verbe qui en serait issu devant être brissier et non briser; l'hyp. d'une infl. de l'a. fr. bruisier « briser » pour expliquer en ce cas [z] au lieu de [s] attendu (BL.-W.5) fait difficulté car brisier est antérieur à bruisier (av. 1167, Marie de France dans T.-L.); en outre l'orig. de bruisier est elle-même très obscure.
STAT. — Fréq. abs. littér. :3 986. Fréq. rel. littér. : XIXe s. : a) 7 076, b) 6 938; XXe s. : a) 5 329, b) 3 986.
BBG. — DAUZAT Ling. fr. 1946 (s.v. brise-pierre). — DUCH. 1967, § 15. — ERNOUT (A.), MEILLET (A.). Dict. étymol. de la lang. lat. Paris, 1951 [Cr. COROMINAS (J.). Vox rom. 1953/54, t. 13, p. 373]. — GOTTSCH. Redens. 1930, p. 134, 217, 313, 330. — HEMMING (T.D.). Lexicology and old French. Mod. Lang. R. 1968, t. 63, pp. 819-820. — SAIN. Arg. 1972 [1907], p. 244. — SAIN. Sources t. 2 1972 [1925], p. 10, 285, 293; t. 3 1972 [1930], p. 256. — TILANDER (G.). Brisier, bruisier. Romania. 1925, t. 51, pp. 105-111. — THURNEYSEN 1884, pp. 93-94.

briser [bʀize] v.
ÉTYM. 1080; lat. pop. brisiare, du bas lat. brisare « fouler le raisin », probablt à rattacher à brisa « marc de raisin », d'orig. obscure, probablt gaulois (cf. irlandais brissim « je brise »), le s sonore venant p.-ê. d'un croisement avec l'anc. franç. bruisier, même sens, aussi d'orig. celtique.
———
I V. tr.
1 Littér. ou régional. Casser.REM. Ce verbe, dont l'emploi en français central est réservé à un style écrit ou soutenu, en dehors des loc. ou des emplois techn., est d'usage courant et neutre régionalement, et notamment au Canada. Démolir, fracasser, rompre; pièce (mettre en pièces). aussi Couper, fendre. || Action de briser. Bris, brisement. || Briser en menus morceaux. Broyer, pulvériser, réduire (en poudre, en miettes). || Briser par compression. Aplatir, écraser, effondrer. || Briser une porte. Défoncer, enfoncer; effraction. || Briser une serrure. Forcer, fracturer. || Briser le bord d'une assiette. Ébrécher. || Briser les mottes de terre à l'aide d'un brise-mottes. || Briser le moule après y avoir fondu une statue. || Briser les images. || Qui ne peut être brisé. Incassable, infrangible. || Briser le crâne de qqn.Briser des chaussures neuves, les assouplir en les portant, en les forçant dans des embauchoirs.
1 (…) et le plafonds
Ne trouvant plus rien qui l'étaie,
Tombe sur le festin, brise plats et flacons,
N'en fait pas moins aux échansons.
La Fontaine, Fables, I, 14.
2 Comme le prince idiot de Dostoïewsky, le malheureux qui souffre de ce mal (le complexe d'infériorité) est sûr que, par la force des choses, il finira par briser le vase qu'il aperçoit à l'autre extrémité de la chambre, et, en fait, il parvient le plus souvent à le briser.
G. Duhamel, Manuel du protestataire, p. 74.
3 (…) ceci encore est un axiome indiscuté par les techniciens — un arrêt net brise tous les rouages de ce mécanisme compliqué, et les rend pour longtemps inutilisables.
Martin du Gard, les Thibault, t. VI, p. 212.
3.1 Le bon géant avait été attaché à la fabrication de pièces spéciales, assez délicates, dont il avait commencé par briser comme fétus un certain nombre, avant de parvenir à mener à bien son travail.
G. Leroux, Rouletabille chez Krupp, p. 85.
Dr. || Briser un cachet, un sceau, des scellés. Bris.
Loc. fig. Briser la glace. Rompre.
Techn. || Briser la laine, la démêler. || Briser le chanvre, le lin avec un brisoir.
Par ext. || Briser une phrase, une période, en séparer les éléments (pour alléger le style, etc.).
Fig. et vieilli. Briser les oreilles, les tympans de qqn. Casser.
Fig. et fam. Tu nous les brises ! Casser. || Il nous les brise menu !
2 Fig. Rendre inutile, inefficace; supprimer de façon violente.REM. Dans ce sens, casser n'est pas synonyme de briser. (Le compl. désigne une caractéristique humaine, une abstraction). || Briser le courage, la volonté, l'énergie, le ressort de qqn. Abattre, affaiblir, décourager. || Briser la fougue, l'élan. || Briser le charme. Rompre. || Briser les lois, les limites de la raison. Enfreindre. || Briser l'avenir, la carrière, la situation, les espérances, la vie de qqn. Anéantir, détruire, renverser.
4 (…) Peux-tu, dès tes jeunes années,
Sans briser d'autres destinées,
Rompre la chaîne de tes jours ?
Hugo, Odes, I, 1.
5 Le temps était au fanatisme. L'excès des émotions avait brisé, humilié, découragé la raison.
Michelet, Hist. de la Révolution franç., t. II, p. 1052.
6 Pressé d'en finir d'une façon ou d'une autre, pressé de briser ce charme ou bien de s'y soumettre et de fuir devant lui, il tire sa montre (…)
Loti, Ramuntcho, II, 13, p. 312.
7 Le choc brisa mon sommeil comme une coquille.
J. Renard, Journal, 17 juil. 1894.
8 Je briserai votre volonté. Je vous couperai les vivres.
Martin du Gard, les Thibault, t. IV, p. 32.
9 (…) ce geste d'autorité nationaliste, qui semblait annoncer l'intention du gouvernement de briser l'élan de la protestation ouvrière (…)
Martin du Gard, les Thibault, t. VII, p. 76.
Briser l'orgueil, l'égoïsme… de qqn. Abattre.
10 (…) Adam Smith ne croit pas à la possibilité de briser l'égoïsme du monopole et d'instituer l'entière liberté du commerce.
Jaurès, Hist. socialiste, t. V, p. 256.
Briser le cœur (de qqn) : causer une vive douleur, une grande affliction (à qqn). Affliger, bouleverser; fendre (le cœur). Par plais. || Briser les cœurs ( Brise-cœurs).
11 Rien ne brise le cœur comme la simplicité des paroles dans les hautes positions de la société et les grandes catastrophes de la vie.
Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe, IV, 4.
12 Tâchez, s'il n'y a pas de cœurs à briser, de rester libre et de nous revenir léger.
Sainte-Beuve, Correspondance, t. I, p. 41.
(Le compl. désigne une personne). || Briser qqn, abattre son orgueil, le heurter profondément dans sa sensibilité. Accabler.
13 Maudit qui brise une femme, qui lui ôte ce qu'elle avait de fierté, de courage, d'âme !
Michelet, la Femme, p. 47.
14 En heurtant, bien souvent l'on brise; et c'est tout. Il faut émouvoir.
Gide, Journal, Honfleur, 1893.
3 (Métaphore du sens 1). Rompre l'unité de…Briser les fers, les chaînes, le joug, les liens de qqn, l'affranchir d'une domination. Rompre.
15 Ah ! qu'on a de peine à briser les nœuds qui lient nos cœurs à la terre ! et qu'il est sage de la quitter aussitôt qu'ils sont rompus !
Rousseau, Julie ou la Nouvelle Héloïse, III, Lettre XXI.
16 (…) j'appliquai toutes les forces de mon âme à briser les fers de l'opinion, et à faire avec courage tout ce qui me paraissait bien, sans m'embarrasser aucunement du jugement des hommes.
Rousseau, les Confessions, VIII.
17 L'art, c'est la pensée humaine
Qui va brisant toute chaîne !
Hugo, les Châtiments, I, 9, 1.
18 Mais la force des liens à briser fait la beauté de la délivrance, et mon premier soin fut de tisser d'abord les liens.
Gide, Journal, 30 déc. 1929.
Briser une alliance, un contrat; une amitié, une relation… || Briser un ménage ( Brise-ménage).
Briser une grève, la faire échouer ( Briseur; casser).
19 (…) tu te vantes de briser la grève à coups de millions ?
A. Maurois, Bernard Quesnay, XIV, p. 92.
Boxe. || Briser un corps-à-corps : séparer les adversaires.
4 (Sujet n. de chose ou de personne; compl. n. de personne). Fatiguer à l'extrême par une grande agitation. Éreinter, harasser. || Les secousses du voyage l'ont brisé.
20 Le perpétuel état de défense où il devait vivre, le brisait.
Zola, le Dr Pascal, t. I, p. 42.
(Le compl. désigne le corps ou une partie du corps). || « Ce sommeil qui brise le corps… » (A. Dumas, in T. L. F.).
20.1 (…) Sensation qui me brisa les jambes et me fit m'accrocher haletant à cette porte derrière laquelle se passait le plus grand drame de la terre (…) et cette sensation, je pensais immédiatement que Nicole avait dû la ressentir également.
G. Leroux, Rouletabille chez Krupp, p. 141.
5 (Le compl. désigne un fait de discours). Vx. Interrompre brusquement. || Briser un discours, un entretien, une conversation.Absolt. (Vx, ou par plais.).Brisons-là (ou brisons là), brisons là-dessus : arrêtons la conversation (cf. Il suffit, n'insistez pas). || « Je brisai cette conversation ridicule » (Nerval).
21 Brise-là ce discours dont mon amour s'irrite.
Corneille, la Veuve, II, 2.
22 (…) Brisons-là, s'il vous plaît (…)
Molière, l'École des femmes, IV, 8.
23 Un éclat à briser tout commerce entre nous ?
Molière, Dom Garcie de Navarre, I, 1.
23.1 — Vous voyez ! Eh bien, brisons là cette conversation et tenons-nous-en à ces prémices de la compréhension mutuelle et unescale entre les peuples et de la paix future. Vous permettez que je continue ma promenade ? Enchanté de vous avoir rencontré.
R. Queneau, les Fleurs bleues, p. 31.
6 Blason. Modifier par une brisure. || Briser un écu. || Briser d'un lambel, d'une bordure.
24 Guy prit le nom de Laval, et brisa la croix de Montmorency de cinq coquilles.
Saint-Simon, Mémoires, 188, 8.
———
II V. intr.
1 (1678). En parlant de la mer. Déferler ou écumer quand le vent attaque la crête de la vague. Déferler. || Les vagues brisent à la côte ( Brisant).
2 (XIIIe). Vén. Marquer le chemin avec des branches brisées. Brisée. || Briser bas; briser haut.
3 Blason. Avoir son écu modifié par une brisure (par rapport à celui de la branche aînée ou légitime). || La branche cadette brise d'une bordure de gueules (Littré).
——————
se briser v. pron.
1 Se casser. Rompre (se). || Le verre, la porcelaine se brisent facilement. || Un obus qui se brise en éclats. Éclater. || Se briser comme du verre, comme verre. || Se briser une jambe.
25 Un jeune enfant (…) tomba du haut du clocher en bas, et se brisa, sur le pavé, la tête, les bras et les jambes.
Molière, le Médecin malgré lui, I, 4.
26 Et le vent qui se brisa à l'angle des ruines
Gémit dans les hauts peupliers !
Hugo, Odes, V, 18, 2.
26.1 Mon verre s'est brisé comme un éclat de rire.
Apollinaire, Alcools, p. 112.
2 (En parlant de la mer). Déferler, briser (II., 1.). || Les vagues se brisent contre la digue, la falaise.
27 Son sourire d'azur et d'argent avait l'éclat de la mer, le matin, quand elle se brise au rivage duLiban.
M. Barrès, Un jardin sur l'Oronte, p. 36.
Par extension :
28 Déjà des sanglots venaient se briser à ses lèvres, ses larmes coulaient (…)
Proust, les Plaisirs et les Jours, p. 121.
3 Fig. Échouer. || L'assaut vint se briser sur les lignes ennemies.
Être supprimé de façon violente. || Son courage se brise, ses espérances se sont brisées. || Ses chaînes se brisèrent. || Son orgueil s'est brisé devant l'adversité.
29 Nous marchons dans la vie si machinalement que certains caractères, dont l'habitude est insouciante, iraient se heurter ou se briser sans avoir pu se souvenir de Dieu, s'il ne paraissait un peu de limon à la surface de leur bonheur.
Nerval, la Bohème galante, « Émilie ».
30 (…) je suis arrivé à l'heure où, l'apaisement venu des désirs qui s'élancent, des espoirs qui se brisent, on embrasse l'ensemble de la route parcourue, d'un regard lavé et d'un cœur détaché.
R. Rolland, le Voyage intérieur, p. 11.
Avoir le cœur qui se brise : être profondément affligé, peiné.
4 Voix qui se brise, qui devient irrégulière, presque inaudible, sous le coup d'une douleur, d'une émotion.
5 Phys. (en parlant d'un rayon lumineux). Changer brusquement de direction. Réfracter (se).
6 Techn. (en parlant d'un ouvrage de menuiserie). Pouvoir se replier sur soi-même. || Bois de lit, siège qui se brisent.
——————
brisé, ée p. p. adj.
1 (Correspond à briser, I.). || Verre, pot brisé. || Vase brisé.
31 Le vase où meurt cette verveine
D'un coup d'éventail fut fêlé (…)
N'y touchez pas : il est brisé !
Sully-Prudhomme, Stances et poèmes, « Le vase brisé ».
Fig. || Voix brisée par l'émotion. || Courage, espoir, avenir brisés. || Cœur brisé.
32 On vit alors combien lentement les âmes, une fois brisées, reprennent courage et force.
Michelet, Hist. de la Révolution franç., t. I, p. 1097.
32.1 Puis, il le vit simplement qui s'éloignait d'un pas brisé, ralenti, comme si le café, presque vide, ne lui eût pas convenu.
Zola, Paris, t. I, p. 116.
Un homme brisé par le malheur. Abattu.
33 Il y voit un Jacques éteint, soumis, apathique, brisé, mais par quoi ?
A. Maurois, Études littéraires, t. II, p. 180.
Brisé de fatigue. Fatigué, harassé, moulu.
34 (…) je rentrai chez moi, brisé de lassitude, gorgé de couleurs, mais fort satisfait (…)
E. Fromentin, Une année dans le Sahel, p. 194.
35 Elle revint à elle, brisée de joie, la chair heureuse et lasse (…)
France, le Lys rouge, XXI.
36 Il (Jean-Christophe) était brisé de fatigue et s'endormit presque aussitôt.
R. Rolland, Jean-Christophe, p. 108.
2 (Emplois spéciaux). Blason. Qui porte une brisure.
tableau Termes de blason.
Géom. || Ligne brisée, composée de segments de droite qui se succèdent en formant des angles variables.
Par analogie :
36.1 (…) entre deux murs de terre assez hauts, une rue étroite comme un corridor, sinueuse et sans cesse brisée.
Gide, Voyage au Congo, in Souvenirs, Pl., p. 826.
Archit. || Arc brisé : arc aigu (opposé à plein cintre). || Comble brisé, dont le toit présente deux pentes différentes sur le même versant. ( Brisis).
36.2 (…) de bien loin et quand j'avais à peine dépassé Saint-Georges-le-Majeur, j'apercevais cette ogive qui m'avait vu, et l'élan de ses arcs brisés ajoutait à son sourire de bienvenue la distinction d'un regard plus élevé et presque incompris.
Proust, Albertine disparue, éd. Folio, p. 288.
Fronton brisé, dont les rampants sont coupés avant leur intersection.Bâtons brisés. Chevron.
Reliure. || Dos brisé : dos de reliure fixé au mors, qui s'écarte du dos des cahiers quand on ouvre le volume.
Rimes brisées : rimes de vers dont les hémistiches riment entre eux et peuvent se lire séparément en offrant un sens. Ex. :
37 Soit du Pape maudit — Qui hait les jésuites
Celui qui en eux croit — Soit mis en paradis
A tous les diables soit — Qui brûle leurs écrits
Qui leur science suit — Acquiert de grands mérites
E. Tabourot, in Littré.
CONTR. Arranger, conserver, consolider, raccommoder, rajuster, recoller, reconstituer, réparer.
DÉR. Bris, brisant (adj. et n.), brisé, brisée, brisement, briseur, brisis, brisoir, brisure. — V. aussi 2. Braise, 2. brésiller.
COMP. V. l'élément brise-, et aussi débris.
HOM. Brisée.

Encyclopédie Universelle. 2012.

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